L’iris des cèdres, iris cedreti dinsmore, est une plante endémique de la région des cèdres de Bcharré au Liban. Elle est en danger de disparition. Aujourd’hui un homme tente de la sauver.
Sur les hauteurs de Bcharré, au Liban, à près de 1900 mètres d’altitude, une fleur rare joue chaque printemps sa survie face à l’avancée du béton. L’iris des cèdres, iris cedreti Dinsmore, est une espèce endémique de la seule région des Cèdres (Al Arz) : elle ne pousse nulle part ailleurs au monde. Chaque mois de mai, ses corolles mauves finement veinées de pourpre s’ouvrent sur les pentes rocailleuses du Mont-Liban, au milieu des herbes sèches et des affleurements calcaires. Une floraison brève et discrète, mais qui suffit à faire de cette plante l’un des symboles les plus fragiles de la biodiversité libanaise : elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, classée en danger critique d’extinction.
La menace porte un nom : Cedrar, un vaste projet de complexe touristique qui, aujourd’hui, met en péril plus de la moitié de l’habitat naturel encore disponible pour l’espèce. Face à cette pression, un homme s’est engagé corps et âme dans sa sauvegarde : le docteur Youssef Tawk. Reconnu pour son travail de protection du cèdre du Liban, dont il a planté des dizaines de milliers de spécimens, il applique la même détermination à l’iris des cèdres. Avec l’aide de sa famille et de bénévoles, notamment des scouts de Bcharré, il parcourt le terrain menacé, extrait chaque plant avec son bulbe intact, puis le fait transiter par une pépinière de fortune avant de le transplanter dans un site préservé. Des milliers de pieds ont ainsi été sauvés au fil des saisons.
Ce reportage documentaire suit cette opération de sauvetage sur le terrain : l’extraction minutieuse des rhizomes, la mise en pot dans des nurseries improvisées à flanc de montagne, la transmission des plants de main en main entre volontaires, et le portrait d’un homme dont l’engagement, salué jusque dans un livre qui lui est consacré, incarne une résistance silencieuse face à la disparition d’un patrimoine naturel unique.
Tarek Charara
Texte et images © Tarek Charara/Kaleidos images.
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Iris des cèdres en fleur et bouton à venir
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une fleur d’iris cedreti Dinsmore déjà ouverte se penche au premier plan, tandis qu’un second pied, encore en bouton, se dresse derrière elle parmi de longues feuilles vertes, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, en danger critique d’extinction, avec plus de la moitié de son habitat menacée par le projet touristique Cedrar.
Le docteur Youssef Tawk et son véhicule de terrain
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk pose la main sur son vieux 4×4 blanc, garé à flanc de montagne, avant de repartir sur le terrain. Cet homme engagé dans la protection de la nature et la sauvegarde du cèdre du Liban a déjà planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds d’iris cedreti Dinsmore, espèce endémique de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré, en danger critique d’extinction selon la liste rouge de l’UICN et menacée par le projet touristique Cedrar.
Rangée d’iris des cèdres en fleur
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Plusieurs fleurs d’iris cedreti Dinsmore s’alignent dans leur habitat naturel, en pleine floraison de mai, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Cette espèce endémique du Mont-Liban pousse à environ 1900 mètres d’altitude et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN comme en danger critique d’extinction. Plus de la moitié de son habitat actuel est aujourd’hui menacée par Cedrar, un vaste projet de complexe touristique. Une telle concentration de fleurs sur un même site illustre la fragilité d’une population déjà réduite face à la pression du projet immobilier.
Le docteur Youssef Tawk et un jeune cèdre du Liban
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk se tient près d’un jeune cèdre du Liban qu’il a lui-même planté, les sommets encore enneigés du Mont-Liban en toile de fond. Depuis des années, cet homme engagé dans la protection de la nature a planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds d’iris cedreti Dinsmore, une espèce endémique de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré, aujourd’hui classée en danger critique d’extinction par l’UICN et menacée par le projet touristique Cedrar.
Vue plongeante sur des iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Vue de dessus, deux fleurs d’iris cedreti Dinsmore révèlent le fin veinage pourpre et le cœur sombre qui caractérisent l’espèce, dans leur habitat naturel de la région des Cèdres. Endémique d’Al Arz au-dessus de Bcharré, cette espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN, elle voit aujourd’hui plus de la moitié de son habitat menacé par le projet touristique Cedrar.
Colonie d’iris des cèdres en fleur
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Près d’une dizaine de fleurs d’iris cedreti Dinsmore poussent groupées dans leur habitat naturel, entre herbes et pierres, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Cette concentration illustre la fragilité d’une espèce endémique du Mont-Liban, présente à environ 1900 mètres d’altitude et fleurissant en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN comme en danger critique d’extinction, plus de la moitié de son habitat actuel étant menacée par le projet touristique Cedrar.
Pépinière d’iris des cèdres près d’un vieux combi
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Des centaines de pots contenant des iris cedreti Dinsmore s’étendent sur une pente de la région des Cèdres, près d’un vieux combi rouge et blanc garé au pied d’une habitation, les sommets enneigés du Mont-Liban en arrière-plan. Cette pépinière fait partie du dispositif mis en place par le docteur Youssef Tawk pour sauver cette espèce endémique, en danger critique d’extinction, menacée par le projet touristique Cedrar dans la région au-dessus de Bcharré.
Iris des cèdres à contre-jour parmi les fleurs sauvages
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. À contre-jour sous un ciel clair, une fleur d’iris cedreti Dinsmore se dresse au-dessus de ses longues feuilles vertes, entourée de petites fleurs sauvages jaunes, dans son habitat naturel de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique de ce secteur du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, en danger critique d’extinction, alors que plus de la moitié de son habitat actuel est menacée par le projet touristique Cedrar.
Iris des cèdres parmi les herbes sèches
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une fleur d’iris cedreti Dinsmore se dresse à contre-jour au milieu d’herbes sèches et de pierres, dans son habitat naturel de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique de ce secteur du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle est classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN, plus de la moitié de son habitat actuel étant menacée par le projet touristique Cedrar. La lumière rasante du soir souligne le fin veinage sombre des pétales, un détail décrit dès 1972 dans la première publication botanique de l’espèce.
Le docteur Youssef Tawk creusant pour sauver un iris
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk, penché sur le sol rocailleux, creuse à la pioche pour extraire un pied d’iris cedreti Dinsmore, tandis qu’un autre homme muni d’un sac de toile observe la scène. Cet homme engagé dans la protection de la nature a déjà planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds de cette espèce endémique, aidé par sa famille et des bénévoles, comme les scouts de Bcharré, face à la menace du projet touristique Cedrar.
Extraction d’un iris des cèdres avec son bulbe
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Un homme, coiffé d’un chapeau, tient entre ses mains un pied d’iris cedreti Dinsmore fraîchement extrait, le bulbe encore enrobé de terre et la fleur mauve intacte. Chaque plant doit être sorti avec son bulbe pour survivre à la transplantation, une étape clé du sauvetage mené par le docteur Youssef Tawk et ses volontaires pour soustraire cette espèce endémique en danger critique d’extinction à l’avancée du projet touristique Cedrar, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré.
Iris des cèdres, fleur ouverte et fleur fanée
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une fleur d’iris cedreti Dinsmore, entièrement ouverte et finement veinée de pourpre, se dresse au-dessus d’une seconde fleur déjà fanée, sur un sol sablonneux et clair de la région des Cèdres. Endémique de ce secteur du Mont-Liban au-dessus de Bcharré, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude. Classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN, elle voit plus de la moitié de son habitat actuel menacé par le projet touristique Cedrar.
Une jeune volontaire et son iris des cèdres sauvé
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une jeune volontaire, coiffée d’un bandana rouge, sourit en tenant un pied d’iris cedreti Dinsmore fraîchement extrait, son bulbe encore couvert de terre. Elle fait partie des bénévoles, dont des scouts de Bcharré, qui aident le docteur Youssef Tawk à sauver cette espèce endémique de la région des Cèdres, menacée par le projet touristique Cedrar qui met en péril plus de la moitié de son habitat naturel actuel. Sur le terrain, chaque bénévole apprend à repérer et déterrer les plants sans abîmer leur bulbe, un geste devenu familier au fil des saisons.
Iris des cèdres en fleur face au soleil
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une fleur d’iris cedreti Dinsmore s’ouvre en plein soleil, ses pétales finement veinés de pourpre sombre encadrant une gorge presque noire, avec une petite fleur jaune sauvage à ses côtés. Endémique de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle est classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN, alors que plus de la moitié de son habitat actuel est menacée par le projet touristique Cedrar.
Rangées serrées de pots d’iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Des rangées denses de petits pots noirs, contenant chacun un pied d’iris cedreti Dinsmore, couvrent le sol de la pépinière installée dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Un carton en polystyrène rempli de bulbes attend d’être traité en arrière-plan. Cette étape fait partie du travail de sauvegarde mené par le docteur Youssef Tawk pour soustraire cette espèce endémique, en danger critique d’extinction, à l’avancée du projet touristique Cedrar.
Colonie d’iris des cèdres à flanc de falaise
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une colonie d’iris cedreti Dinsmore fleurit sur une pente d’herbe et de rochers, au pied d’une paroi calcaire couverte d’arbustes, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique de ce secteur du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, en danger critique d’extinction, alors que plus de la moitié de son habitat actuel est menacée par le projet touristique Cedrar.
Portrait du docteur Youssef Tawk près de son véhicule
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk se penche contre la portière de son 4×4 blanc, le regard baissé, des taches de neige encore visibles sur les pentes du Mont-Liban derrière lui. Cet homme engagé dans la protection de la nature et la sauvegarde du cèdre du Liban a déjà planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds d’iris cedreti Dinsmore, espèce endémique aujourd’hui menacée par le projet touristique Cedrar, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré.
Un iris des cèdres transmis de main en main
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk tend un pied d’iris cedreti Dinsmore en fleur à deux jeunes volontaires, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Cette transmission illustre le travail collectif mené pour sauver cette espèce endémique du Mont-Liban : sa famille et des bénévoles, comme les scouts de Bcharré, l’aident à extraire et transplanter les plants menacés par le projet touristique Cedrar, qui met aujourd’hui en péril plus de la moitié de leur habitat naturel.
Iris des cèdres à contre-jour dans son habitat
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. À contre-jour, une fleur d’iris cedreti Dinsmore se détache au milieu de ses longues feuilles vert tendre, dans son environnement naturel de la région des Cèdres. Cette espèce, endémique d’Al Arz au-dessus de Bcharré, pousse ici à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN comme en danger critique d’extinction, une partie de son habitat étant convoitée par le projet touristique Cedrar.
Iris des cèdres au milieu des herbes
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Une fleur d’iris cedreti Dinsmore s’élève parmi les herbes vertes de son habitat naturel, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique de ce seul secteur du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit chaque mois de mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, en danger critique d’extinction, alors que plus de la moitié de son habitat actuel est menacée par le projet touristique Cedrar.
Vaste pépinière d’iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Des milliers de pots noirs contenant des iris cedreti Dinsmore couvrent une large surface de la région des Cèdres, en contrebas d’un chemin et de bâtiments, avec une silhouette humaine et un animal visibles au loin. Cette vaste pépinière fait partie du dispositif de sauvegarde mené par le docteur Youssef Tawk pour soustraire cette espèce endémique, classée en danger critique d’extinction, au projet touristique Cedrar qui menace aujourd’hui plus de la moitié de son habitat.
Détail macro d’une fleur d’iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Ce gros plan à contre-jour révèle le fin veinage pourpre et les motifs délicats d’une fleur d’iris cedreti Dinsmore, dans son habitat naturel de la région des Cèdres. Endémique d’Al Arz au-dessus de Bcharré, cette espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Classée en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN, elle voit aujourd’hui plus de la moitié de son habitat menacé par le vaste projet touristique Cedrar.
Pépinière à flanc de montagne, iris en pot au premier plan
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. De longues rangées de pots noirs descendent une pente aménagée en pépinière, tandis que des iris cedreti Dinsmore déjà en fleur occupent des pots au premier plan, un sommet enneigé du Mont-Liban en toile de fond. Une personne circule sur une passerelle métallique en haut du site. Cette pépinière fait partie du dispositif de sauvegarde mis en place par le docteur Youssef Tawk pour soustraire l’espèce, endémique et en danger critique d’extinction, à l’avancée du projet touristique Cedrar.
Le milieu naturel de l’iris
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Les pentes rocailleuses et dénudées d’Al Arz, au-dessus de Bcharré, forment l’habitat naturel de l’iris des cèdres, iris cedreti Dinsmore, à environ 1900 mètres d’altitude. Un chemin de terre serpente à travers ce paysage aride du Mont-Liban où l’espèce, endémique de cette seule région, fleurit chaque mois de mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, et plus de la moitié de cet habitat est aujourd’hui menacée par Cedrar, un vaste projet de complexe touristique.
Le docteur Youssef Tawk face au terrain menacé
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Appuyé sur un bâton, le docteur Youssef Tawk marche sur un terrain érodé et désigne du geste la vallée qui s’étend derrière lui, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Cet homme engagé dans la protection de la nature et la sauvegarde du cèdre du Liban a déjà planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds d’iris cedreti Dinsmore, une espèce endémique aujourd’hui menacée par le projet touristique Cedrar. Le relief érodé et instable qui l’entoure illustre les conditions difficiles du terrain sur lequel se joue la survie de l’espèce.
Deux iris des cèdres côte à côte
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Deux fleurs d’iris cedreti Dinsmore s’épanouissent côte à côte dans leur habitat naturel, entourées d’herbe verte, dans la région des Cèdres au-dessus de Bcharré. Endémique de ce secteur du Mont-Liban, l’espèce pousse à environ 1900 mètres d’altitude et fleurit en mai. Elle figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN comme en danger critique d’extinction, plus de la moitié de son habitat actuel étant aujourd’hui menacée par le projet touristique Cedrar. Leur teinte pourpre marbrée varie légèrement d’un pied à l’autre, un trait caractéristique de la section Oncocyclus à laquelle à laquelle appartient l’espèce.
Le docteur Youssef Tawk près de son 4×4
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk se tient contre la portière ouverte de son vieux 4×4 blanc, garé dans un pré, les sommets du Mont-Liban en arrière-plan. Cet homme engagé dans la protection de la nature et la sauvegarde du cèdre du Liban a déjà planté des dizaines de milliers de cèdres et sauvé des milliers de pieds d’iris cedreti Dinsmore, espèce endémique de la région des Cèdres au-dessus de Bcharré, en danger critique d’extinction et menacée par le projet touristique Cedrar.
Nurserie de l’iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Des centaines de pots noirs alignés à flanc de colline accueillent les plants d’iris cedreti Dinsmore extraits de leur habitat naturel avant transplantation. Cette pépinière de fortune, installée à proximité d’une habitation et d’un chantier, sert d’étape intermédiaire dans l’opération de sauvegarde menée par le docteur Youssef Tawk : chaque bulbe est mis en pot le temps de trouver un nouveau site adéquat, à l’écart de la zone menacée par le projet touristique Cedrar qui met en péril plus de la moitié de l’habitat actuel de cette espèce endémique classée en danger critique d’extinction par l’UICN.
Remise d’un sac d’iris des cèdres récoltés
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Le docteur Youssef Tawk tend le bras pour recevoir un sac de toile rempli de pieds d’iris cedreti Dinsmore récoltés, un vestige en pierre visible à l’arrière-plan. Cette remise fait partie du travail d’équipe mené avec sa famille et des bénévoles, comme les scouts de Bcharré, pour extraire et transplanter cette espèce endémique de la région des Cèdres, dont plus de la moitié de l’habitat actuel est aujourd’hui menacée par le projet touristique Cedrar.
Iris des cèdres en pot, prêts pour la transplantation
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. Plusieurs pieds d’iris cedreti Dinsmore, déjà en fleur, patientent en pot dans la pépinière de sauvegarde avant d’être replantés dans un site sûr. Les corolles mauve sombre, finement veinées de pourpre, montrent que la transplantation en pot n’empêche pas la floraison de mai de cette espèce endémique de la région des Cèdres, au-dessus de Bcharré. Cette étape fait partie du travail de sauvetage mené par le docteur Youssef Tawk pour soustraire les plants au projet touristique Cedrar, qui menace aujourd’hui plus de la moitié de leur habitat naturel.
Opération de sauvetage des iris des cèdres
Bcharré, Liban, Al Arz (forêt des Cèdres), 2017. À flanc de colline, plusieurs personnes s’activent à la pioche et à l’outil pour extraire des pieds d’iris cedreti Dinsmore du sol rocailleux, les sommets enneigés du Mont-Liban en arrière-plan. Le docteur Youssef Tawk, engagé dans la protection de cette espèce endémique, se fait aider par sa famille et des bénévoles, comme les scouts de Bcharré, pour sortir chaque plant avec son bulbe avant de le transplanter ailleurs, à l’écart du projet touristique Cedrar qui menace aujourd’hui son habitat.



